- PayPal annonce qu’il adopte Solana pour sa plateforme de transferts et de paiements utilisant son stablecoin PYUSD.
- Ce choix de Paypal vise à offrir des transactions quasi instantanées et des frais de réseau divisés par mille par rapport à Ethereum.
PayPal veut déplacer le centre de gravité de son actif numérique, le PYUSD, vers Solana. Le groupe californien privilégie désormais l’efficacité des opérations par rapport à la décentralisation historique d’Ethereum. Cette transition répond aux exigences du commerce de détail, où rapidité de validation et modicité des frais sont des conditions sine qua non à une adoption de masse.
Solana s’impose comme l’infrastructure de paiement privilégiée
Le choix de Solana par PayPal s’explique par les capacités de débit de ce réseau. La blockchain est capable de traiter des milliers de transactions par seconde contre une quinzaine pour la couche principale d’Ethereum. Pour les commerçants et les utilisateurs du service de paiement, ce basculement signifie la fin des attentes prolongées pour la confirmation d’un achat.
PayPal intègre également les extensions de jetons de Solana. Elles permettent d’ajouter des fonctionnalités de conformité et de confidentialité directement dans le code du stablecoin. Au final, ces extensions facilitent les contrôles réglementaires indispensables aux institutions financières.
PayPal remet en cause la domination d’Ethereum sur les stablecoins
Ce pivot technologique fragilise la position dominante d’Ethereum sur le segment des actifs adossés au dollar. Alors que jusqu’ici, la blockchain était considérée comme le standard de sécurité absolu. En dépit de sa robustesse, Ethereum souffre de coûts de transaction souvent prohibitifs pour les petits paiements du quotidien. Cette faille, Solana l’exploite pour attirer les émetteurs de monnaie électronique.
Pour PayPal, l’objectif est d’atteindre une fluidité comparable aux réseaux Visa ou Mastercard. En temps, la passerelle de paiment vise à bénéficier de la transparence et de l’interopérabilité de la finance décentralisée. Ce mouvement pourrait inciter d’autres acteurs majeurs de la fintech à reconsidérer leurs choix d’infrastructure pour 2026.

