- Le Brésil propose d’interdire les transferts de stablecoins vers des portefeuilles autogérés afin de renforcer la surveillance des marchés financiers.
- Cette réglementation pourrait inciter les utilisateurs à se tourner vers des plateformes décentralisées et des échanges de pair à pair pour les transactions en stablecoins.
Le projet brésilien d’interdiction des transferts de stablecoins vers des portefeuilles autodétenus a suscité des discussions sur la gouvernance financière et la décentralisation. Dans le but de limiter leur flux vers des portefeuilles comme MetaMask, la Banque centrale du Brésil (BCB) a élaboré un cadre législatif visant les stablecoins libellés en devises étrangères.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement pour améliorer le contrôle des marchés des changes et réduire les sorties de capitaux.
La BCB renforce son emprise réglementaire sur le secteur en plein essor des actifs numériques en étendant son champ d’action aux paiements en bitcoins, à la conservation et aux transactions impliquant des actifs libellés en devises étrangères.
BRAZIL’S SELF-CUSTODIAL STABLECOIN BAN COULD SPARK MORE DECENTRALIZATION
So Brazil’s trying to block stablecoin transfers to self-custodial wallets like MetaMask, huh?
Yeah, no. This will just push crypto even deeper into decentralized spaces.
With people already using USDT to… pic.twitter.com/h82ajvrTyV
— Mario Nawfal’s Roundtable (@RoundtableSpace) December 26, 2024
Brésil : Les Stablecoins, un refuge face aux défis économiques
Le moment choisi pour cette proposition est crucial : il coïncide avec une baisse notable du real brésilien par rapport au dollar américain. Les pièces stables sont devenues un refuge financier pour les Brésiliens dans le cadre de cette crise économique, car elles permettent de se prémunir contre les fluctuations de la monnaie locale.
Avec près de 60 % de son marché cryptographique contrôlé par les stablecoins, une étude récente souligne que le Brésil est l’un des plus grands lieux de transactions.
La BCB a l’intention d’imposer des rapports importants aux fournisseurs de services d’actifs virtuels afin de mettre en œuvre ces règles. Ces critères couvrent la divulgation des transactions et des procédures approfondies de validation des clients.
Les partisans de cette mesure soutiennent qu’elle améliore la transparence du marché et s’inscrit dans les tendances réglementaires internationales. Tandis que les détracteurs craignent qu’elle n’incite involontairement les utilisateurs à se tourner vers les échanges de pair à pair et les plateformes décentralisées.
Le Brésil pourrait donc voir une augmentation de l’acceptation des solutions financières décentralisées, ce qui compliquerait encore plus l’application de la réglementation.
L’interdiction proposée reflète la volonté d’inclure plusieurs points de vue avant l’adoption effective par le biais d’un engagement public.
La mise en œuvre de limitations sur les portefeuilles autodétenus (qui permettent aux utilisateurs d’avoir un contrôle direct sur leurs fonds sans intermédiaire) pose toutefois des difficultés majeures. Ces portefeuilles sont difficiles à contrôler correctement, car ils échappent naturellement à une supervision centralisée.
Précédemment, comme l‘a rapporté le CNF, le Brésil a fait part de son changement de position sur les actifs numériques en suggérant une législation visant à créer une réserve stratégique de bitcoins. Sous la supervision de la Banque centrale via des portefeuilles froids sécurisés et des mises à jour semestrielles, le projet de 3 milliards de dollars vise à diversifier les réserves nationales.

