- La ville de Paju, en Corée du Sud, avertit les mauvais payeurs d’impôts que des crypto-actifs seront saisis si les dettes restent impayées d’ici novembre.
- La Corée du Sud intègre les avoirs en crypto-monnaies dans les cadres juridiques et financiers. Elle cible par ce fait, les fraudeurs fiscaux et révise les réglementations relatives aux ETF.
Pour la première fois en Corée du Sud, un gouvernement local a pris l’initiative extraordinaire de vendre directement les crypto-monnaies des contribuables défaillants sur les marchés boursiers. La ville de Paju, dans la province de Gyeonggi, a informé dix-sept personnes qui, ensemble, doivent environ 88 600 dollars d’impôts impayés.
Les autorités ont confisqué leurs actifs numériques conservés sur des bourses centralisées et ont lancé un avertissement : si les impôts ne sont pas payés d’ici à la fin du mois de novembre, ces actifs seront vendus. En ciblant les crypto-monnaies, ce projet témoigne d’une volonté de récupérer l’argent public et crée un précédent fort en matière de lutte contre l’évasion fiscale à l’ère numérique.
Les efforts croissants de la Corée du Sud pour réglementer les crypto-monnaies et assurer la conformité fiscale
Ce comportement n’est pas un incident isolé, mais s’inscrit plutôt dans le cadre d’une vaste campagne nationale de lutte contre l’évasion fiscale, notamment dans le domaine des crypto-monnaies. D’autres villes, dont le quartier aisé de Gangnam à Séoul, ont depuis ouvert des enquêtes qui visait environ 2 000 citoyens accusés de dissimuler de l’argent dans des crypto-monnaies.
Ces autorités municipales traquent les actifs cachés à l’aide de technologies de surveillance de pointe. Elles s’assurent ainsi que les personnes ne peuvent pas utiliser l’anonymat relatif des monnaies numériques pour éviter de payer des impôts. Ces actions mettent en évidence la complexité croissante des tentatives de la Corée du Sud de réglementer et de faire respecter la conformité au sein de l’industrie des crypto-monnaies en pleine expansion.
Le choix de s’emparer et de vendre des actifs numériques constitue une déclaration forte à l’intention des fraudeurs fiscaux de tous bords. Souvent considérées comme un moyen de dissimuler des richesses, les crypto-monnaies ne sont plus hors de portée des fonctionnaires.
Avec cette position forte, la Corée du Sud se positionne comme un leader dans l’effort mondial pour inclure les crypto-monnaies dans les systèmes juridiques et financiers conventionnels. Ces actions visent à créer un secteur financier plus transparent et plus responsable, et pas seulement à être punitives.
D’autre part, le CNF a précédemment rapporté qu’en Corée du Sud, la possession de bitcoins est de plus en plus considérée comme un actif important. En vertu du droit civil du pays, par exemple, ces droits sont partagés comme des biens matrimoniaux lors d’une procédure de divorce.
En outre, la Commission des services financiers (FSC) examine activement sa position sur les fonds négociés en bourse (ETF) de crypto-monnaie, ce qui laisse présager un changement législatif important.

