- L’entrepreneur E. Larchevêque signale que la France concentre 27 % des agressions violentes liées aux cryptomonnaies recensées dans le monde.
- Cette insécurité physique, alimentée par des fuites de données massives, pousse de nombreux acteurs de l’écosystème à l’exil pour protéger leurs proches.
La figure emblématique de la blockchain en France, Éric Larchevêque, a pris la parole pour exprimer un constat alarmant sur la sécurité des investisseurs. Selon l’entrepreneur, l’Hexagone subit une accélération dramatique des crimes violents, avec près d’un incident grave rapporté quotidiennement depuis le début de l’année. Cette situation, qu’il qualifie de déliquescence de l’autorité étatique, transforme la détention d’actifs numériques en un risque physique majeur pour les familles.
Le témoignage d’une violence systémique contre les investisseurs
Le fondateur de Ledger souligne que la France est devenue le point noir de la criminalité liée aux actifs numériques à l’échelle mondiale. Il évoque des cas de tortures et de séquestrations brutales, citant l’exemple de son propre associé mutilé l’année dernière lors d’une demande de rançon de plusieurs millions d’euros. Pour Larchevêque, les criminels ont un sentiment d’impunité quasi total et ils sont recrutés sur les réseaux sociaux pour des sommes dérisoires. Cela rend la vie quotidienne des entrepreneurs insoutenable et justifie leur départ massif vers l’étranger.
"Je ne peux plus supporter l’idée que mes filles risquent de se faire enlever. Alors j'ai préféré quitter le pays".
C'est le constat extrêmement amer et préoccupant que m'a tenu un ami entrepreneur dans la crypto.
Et ce constat, je pourrai tout à fait me l'appliquer à moi-même,…
— Eric Larchevêque (@EricLarch) February 4, 2026
Cette vulnérabilité est exacerbée par une gestion défaillante de la protection des données personnelles au niveau national. Le mois de janvier 2026 a été marqué par le vol des informations de 90 millions de comptes, créant un catalogue de cibles pour le grand banditisme. La centralisation des données imposée par les régulateurs facilite désormais le repérage géographique des victimes. Cette politique valide les craintes de Larchevêque sur le lien direct entre obligations de transparence administrative et risques d’agressions physiques au domicile des investisseurs.
Une justice jugée déconnectée de la gravité des exactions
L’analyse de l’entrepreneur pointe également une défaillance de la réponse pénale. Il dénonce des coûts opératoires trop faibles pour les réseaux criminels, qui ne craindraient plus une justice jugée trop clémente. La France fait face à une recrudescence des fuites de données institutionnelles, qui touchent désormais jusqu’aux élus de l’Assemblée nationale. Et, cela confirme que le cadre de sécurité actuel est obsolète face à des organisations criminelles téléguidées depuis l’étranger.
De plus, le départ forcé de cadres de l’industrie souligne l’urgence d’une réforme de l’application des peines. Éric Larchevêque insiste sur le fait que ce n’est pas le droit qui manque. C’est plutôt la volonté politique d’exercer une fermeté proportionnée à la violence des faits. En l’absence de mesures radicales pour sécuriser les données et sanctionner les ravisseurs, la France s’expose à une fuite des cerveaux. Les capitaux fuiront aussi vers des juridictions capables de garantir la sécurité physique élémentaire de leurs citoyens.

