- Un suspect lié au kidnapping et à la torture du cofondateur de Ledger a été arrêté en Andalousie .
- L’organisation criminelle réclamait une rançon de 10 millions d’euros après avoir transmis des preuves de mutilation aux proches.
En janvier 2025, une agression violente avait visé David Balland, cofondateur de la société Ledger, et sa compagne. L’enquête sur l’affaire avait débouché sur l’arrestation initiale de la quasi-totalité du commando par les autorités françaises. Le dernier membre en fuite a été localisé et interpellé sur le territoire espagnol mettant fin à une traque coordonnée entre les polices des deux pays.
Un dispositif de sécurité renforcé encadre l’interpellation en Andalousie
La garde civile espagnole a procédé à l’arrestation du suspect dans la commune de Benalmadena, située entre Marbella et Malaga, semaine dernière. Considéré comme particulièrement dangereux, l’individu a fait l’objet d’un transfert sous haute surveillance vers le tribunal de Fuengirola. Les autorités craignaient une tentative d’extraction par des membres de son organisation criminelle, justifiant le déploiement d’un important contingent de forces de l’ordre.
Le fugitif est soupçonné d’avoir participé activement à la séquestration de David Balland dans le département du Cher, une opération marquée par une violence extrême. Lors de leur détention, les ravisseurs avaient exigé une rançon s’élevant à 10 millions d’euros. Ils ont utilisé des méthodes d’intimidation brutales, dont l’envoi d’une vidéo montrant une mutilation physique de l’entrepreneur pour accélérer le paiement.
Le suspect utilisait des prête-noms pour séjourner dans plusieurs provinces
Avant son arrestation, le fugitif avait mis en place une stratégie de dissimulation rigoureuse pour échapper aux mandats d’arrêt internationaux. Accompagné de sa compagne et d’un ami, il a d’abord trouvé refuge dans la région de Valence avant de se déplacer successivement vers Séville et Cadix. Pour se loger, le groupe louait des appartements via des plateformes internet en utilisant systématiquement la carte bancaire d’une tierce personne. Cette technique visait à ne laisser aucune trace financière directe.
Malgré ces précautions, les enquêteurs ont pu remonter sa piste jusqu’en Andalousie. Cette arrestation clôt le démantèlement de la cellule responsable de ce rapt. D’autres complices avaient déjà été neutralisés par les forces françaises peu après la libération des victimes, retrouvées dans un centre hospitalier et ligotée dans un véhicule.

